Dossier 64 : Jussi Adler Olsen

 

la provincaile

 

 

On ne présente plus  Jussi Adler Olsen. Après m’être délectée des 3 premiers tomes, Miséricorde, Profanation et Délivrance, je me suis précipitée sur le dernier opus Dossier 64.

4° de couverture :

A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l’espace de quelques jours. Jamais élucidée, l’affaire se retrouve sur le bureau du Département V. Carl Morck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu’aux années 50 où s’ouvre un sombre chapitre de l’histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l’idée d’un peuple ” pur “.

Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d’une société danoise où l’influence des extrêmes se fait sentir. Jussi Adler-Olsen se surpasse en entremêlant passé et présent d’une main de maître, sans renoncer à son humour plus acéré que jamais retrouve avec plaisir la fine équipe un peu barge du Département V, Carl Mørck à sa tête, son bras droit Assad, toujours aussi mystérieux et Rose, l’opiniâtre secrétaire. Une grippe sévère mâtinée de gastro décime le commissariat, atteignant Assad et Rose de plein fouet mais ne les empêchant nullement de faire travailler leur matière grise.

 L’auteur remet en scène le commissaire  Carl Morck responsable du département V qui enquête sur les crimes anciens non élucidés.

 L’originalité du roman tient au fait que l’auteur alterne entre deux époques 1987 et 2010. Deux époques qui se rejoignent bien sûr et où les intrigues se mêlent.

Jussi Adler Olsen nous embarque dans cette horreur qui nous tient en haleine du début à la fin même si nous avons une longueur d’avance sur le commissaire car nous savons dès le début qui est responsable de ces crimes.

Mais à travers cette intrigue, il a voulu dénoncer les dérives d’un parti politique Danois qui prônait la « race pure ». Cette radicalisation est glaciale et laisse une impression de malaise. Un père et son fils médecins font enfermer des femmes sur l’île de Sprogo , les avorte et les stérilise au motif qu’elles dérogent à une certaine moralité ou qu’elles bénéficient de l’aide sociale. (Ce centre fut ouvert de 1922 à 1961 au Danemark.)

Sachant que ce roman policier est basé sur une histoire vraie fait froid dans le dos.

Heureusement comme toujours chez Jussi Adler Olsen l’intrigue est parfaitement menée, les traits d’humour sont toujours présents.  J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre malgré le fond de l’histoire et je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec certaines idées nauséabondes qui commencent à ressurgir en Europe. Un polar qui donne du plaisir tout en permettant une réflexion sur notre société actuelle, je ne peux que vous recommander chaudement cette lecture.

 

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1 Commentaire

  1. 16 février 2014 / 22 h 17 min

    Je vais courir l’acheter j’ai adoré les autres
    Gros bisous

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